[1] Mettons-nous maintenant en situation quotidienne. Collecter, par exemple, une centaine de documents afin de les faire analyser exige un certain processus de traitement. Si l’on imagine qu’en quelques mois la demande d’examen peut augmenter rapidement, il convient d’évaluer et éventuellement d’éliminer un certain nombre de solutions séduisantes à usage artisanal individualisé, mais pas à grande échelle.
a) Logiciels installés: collecter les documents (disquettes, e-mails, portail électronique de l’école, etc.). Stocker tous les documents sur le disque dur de son ordinateur devient très vite impossible.
b) Logiciels «en ligne»: collecter les documents par mail puis les envoyer par e-mail à l’éditeur du logiciel.
c) Fonctionnement par bureau virtuel: collecter les documents puis les charger dans son compte. Demander à ses étudiants de déposer leur document sur le site Internet du logiciel. Les documents seront alors directement disponibles dans son compte.
d) Fonctionnement centralisé: ici les documents sont envoyés directement, par l’utilisateur final ou ses étudiants, à une tierce personne chargée de la logistique.
[2] Quelles que soient les solutions choisies, il importe que les processus de collecte, d’analyse, d’exploitation, de publication des résultats, etc. soient très clairement spécifiés et qu’ils s’intègrent harmonieusement dans le système d’information de l’université. Il nous semble essentiel que le cheminement de l’information liée au plagiat et l’accès à cette information soient formalisés dans un document rendu public afin que l’on sache très clairement quels sont les droits et responsabilités des différents acteurs lors de ces processus.
[3] Enfin, il nous semble nécessaire de
voir le traitement de l’information relative à la problématique
éthique-plagiat comme un sous-système du système d’information
de l’université. Ceci pose bien sûr la question de l’intégration
du système éthique-plagiat avec les autres composantes du SI de
l’université. En ce qui concerne l’intégration, on
pense en particulier à l’intégration avec les logiciels
de soutien à l’apprentissage comme Dokeos et autres (peut-on, par
exemple, créer un «pipeline» qui expédie automatiquement
tout travail rendu sous Dokeos vers la détection des similarités?).
Mais cette intégration concerne aussi des aspects plus administratifs,
par exemple le lien avec la base de données des étudiants et du
personnel, avec les bases de données statistiques, etc.