Il est indispensable que les acteurs de la formation s’approprient le débat, car le monde de la connaissance a maintenant changé, parfois sans eux.
Tout étudiant qui a un travail conceptuel à réaliser, commence par soumettre sa problématique à Google et, ce faisant, il se soumet à la loi de Wikipédia, puis aux écrits librement disponibles à la cafétéria du Web. Les étudiants n’ayant pas développé un esprit critique n’ont simplement pas les moyens de vérifier ce qu’est une information fiable et valide, ce qu’est une bonne source.
Internet est un fournisseur de documentation gratuite et immédiate. Cette information ne s’achète pas dans une librairie, ne se découvre pas comme sur les rayons d’une bibliothèque. Elle n’a pas l’apparence d’un objet physique, c’est-à-dire immatériel, virtuel et libre d’approvisionnement (cas de la musique en ligne, puis des films).
Les étudiants en apprennent souvent autant en consacrant deux heures par jour à naviguer sur Internet qu'en une journée passée à la bibliothèque. Ce n'est pas la même nature de connaissances, certes, mais qui peut dire lesquelles s'avèreront les plus structurantes?
Les étudiants sont des autodidactes dans un cadre intellectuel à géométrie variable. Nul ne peut plus prétendre contrôler un savoir dont la trame est un patchwork de connaissances si personnalisées.
Suggestions
• Faire le lien entre l’immatérialité des connaissances
et le monde réel en rappelant à quoi sert la demande de création
de connaissance chez les étudiants.
• Rappeler que l’on n’évalue pas le poids du papier, mais les connaissances acquises.
• Vérifier par soi-même les explications figurant sur la toile en faisant une recherche par mots clé sur les concepts de son cours.
• Éveiller chez les étudiants l’esprit critique vis-à-vis des différentes sources de la toile.
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