Il est illusoire de penser que l’on peut travailler sur une thématique d’une telle importance sans que les instances dirigeantes ne soient totalement motivées et impliquées. Il faut donc les aider à ne pas raisonner en termes manichéens « création de connaissance vs. plagiat » et se décharger du problème sur d’autres instances.
Il y a quelques années encore la nature des connaissances dispensées dans les universités étaient différentes de celles des Grandes Ecoles, Business School, HES… Chaque système avait une histoire et une culture qui induisaient un mode de pédagogie spécifique se déterminant par rapport à la théorie, à la pratique et aux applications de disciplines indépendantes.
Aujourd’hui, à la déstructuration de ces différents systèmes et à la vitesse de circulation des savoirs, s’ajoute une dilution de la frontière du copyright : la production de connaissance inclut la propension à l’appropriation tous azimuts des connaissances circulant sur Internet.
Ainsi, Internet révolutionne les manières d’acquérir et produire la connaissance comme l’imprimerie a révolutionné en son temps ces activités. Une seule différence : les instances dirigeantes n’ont pas deux siècles pour s’y résoudre, mais quelques années.
Donc, la volonté de bâtir une politique de savoir et savoir-faire en matière de bonne utilisation d’Internet doit être indissociable de la volonté des dirigeants des institutions de participer à la mutation du savoir.
Suggestions
• Ne plus penser que le plagiat sur Internet est une maladie honteuse.
• Admettre que le plagiat est inhérent à la nouvelle manière de créer de la connaissance pour les étudiants.
• L’investissement humain et financier ne saurait être nul, mais il est surtout « time consuming » pour le groupe de projet.
• Votre suggestion : --------------------