Introduction

Parution 21.05.2015 - Lettre 62                                        

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Mme Céleste Cornu
celeste.cornu@sgs.com
Anti-Corruption Services
Global Manager
SGS CTS

L’évolution rapide des techniques de l’information et de la communication, l’accroissement des échanges internationaux et les contingences de nature économique ont modifié en quelques décennies le monde de la connaissance et les exigences en matière de plagiat.

Les conséquences de ces mutations ne sont pas toujours accompagnées de la mise en place d’un cadre réglementaire permettant le contrôle de la fraude. C’est le cas du vide réglementaire relatif au plagiat. Le plagiat en lui-même n’est pas une fraude récente, mais la nouveauté réside dans sa généralisation encouragée par l’absence de garde-fous bien définis.

Par l’adoption d’un programme anti-plagiat, les institutions académiques manifestent leur volonté de s’engager dans la voie de la transparence. Cette démarche crée sens, confiance et motivation en interne et contribue à la notoriété de l’entité.

Les diverses mutations des dernières décennies imposent une démarche en cohérence avec les exigences des réalités actuelles. Car, désormais, toutes les organisations construisent leur image et assurent leur attractivité à l’échelle nationale et internationale. Pour qu’un établissement survive, il importe qu’il soit visible et qu’il puisse afficher sa crédibilité, la qualité de son enseignement, la qualité des diplômes délivrés et de ses chercheurs.

Diverses formes d’accréditation des institutions académiques existent (HCERES, EQUIS, EUR-ACE…) qui permettent d’établir leur qualité d’enseignement et de recherche, mais ces labels ne portent qu’une attention encore superficielle au plagiat. 

La directive 2014/95/UE concernant la publication d’informations a été ratifiée par le Parlement européen en avril 2014. Une telle exigence de transparence de la part des entreprises sera inéluctablement exigée des établissements académiques face aux multiples scandales qui secouent cet univers depuis quelques années. Adopter un programme anti-plagiat, c’est anticiper ce mouvement. 

Répondre aux différentes exigences de ces principes directeurs n’apporte pas l’assurance que l’institution académique concernée ne sera jamais exposée à un cas de plagiat. Ces principes permettent de mettre en œuvre les politiques et procédures nécessaires pour prévenir autant que possible le plagiat et traiter les éventuels cas de plagiat. Ils sont également l’occasion de distinguer les établissements,  facultés, instituts, écoles et autres institutions académiques qui auront atteint un niveau de maturité dans le domaine.